Jour 8 : désillusion & descente aux enfers…

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25 Février 2020 : j’ai pris 3 jours de RTT. Ça tombe extrêmement bien. Les douleurs lombaires liées à la cystite sont devenues intenses dans la nuit. Les effets étaient modérés depuis vendredi dernier, je me demandais même si c’était cela. D’ailleurs les symptômes de mes cystites évoluent de mois en mois, ils deviennent insidieux, jusqu’à ce qu’en quelques heures je n’ai plus le choix que de courir chez le médecin (enfin courir… doucement hein, j’ai arrêté le sport en 1995 !).

Je me réveille navrée et dépitée. Je sais que je vais devoir reprendre des antibiotiques et j’ai l’impression que je ne vais jamais me sortir de ce cercle infernal. Les efforts pour démarrer un régime anti-candida ne sont pas négligeables et je me dis qu’ils n’auront servi à rien… bref, la déprime et les sanglots s’emparent de moi.

Mon médecin traitant n’est joignable qu’entre 12h30 et 14h.  J’attends.

Je ne suis pas allée à la selle depuis le début du régime. Fin de matinée, après mon petit déjeuner / cigarette, j’annule mes RDV parce que trop faible pour conduire et j’y vais ! Promis je n’ai pas de photo. Mais je m’aperçois sur les forums que la question revient souvent. Une espèce de diarrhée verdâtre, je sais, ça met en appétit :) et soudainement je suis prise de bouffée de chaleur, j’ôte mon pull, et les vertiges arrivent, des fourmillements dans tout le corps, je m’allonge au sol et appelle mon mari. Bien entendu, allongée parterre je bloque l’ouverture de la porte. Je suis restée consciente, je me relève tant bien que mal. Mon mari me retient mais je me rafale parterre « besoin d’air ». J’ai des douleurs intenses au ventre et mes mains sont comme paralysées. Il est 11h. J’ai chaud, j’ai froid, mon mari m’emmène dans le lit. Je suis totalement épuisée. Petit à petit, je retrouve des couleurs et 1h après me revoilà debout. Entre temps, mon mari a appelé le 15. Il a évoqué ma cystite et la candidose. Le médecin du SAMU ne prend absolument pas en compte tout ce qui concerne la candidose. Il nous dit que l’infection due à la cystite a du se développer dans mon corps et que mon mari doit m’emmener aux urgences pour faire une prise de sang. Tête de pioche (même dans cet état je refuse).

12h30, j’appelle mon médecin, incroyable : ça décroche du 1er coup, zut, ce sont les vacances scolaires, il s’agit d’une jeune remplaçante. Je me dis que ce n’est pas plus mal, quand on sort de l’école, on devrait connaître la candidose.

RDV à 16h30 : mon mari m’accompagne (j’aime quand il est en vacances, c’est vraiment rassurant, j’ai très souvent peur de conduire et me sentir mal, ça m’arrive toutes les semaines depuis des années), nous sommes reçus de suite. Une jeune femme me dit qu’elle avait pris le temps de regarder mon dossier « effectivement, ça fait 5 cystites en 5 mois ». Je lui explique mon malaise, mon régime, mes tests pour la candidose. Elle me prescrit des antibiotiques alors que je me tue à expliquer aux médecins que je suis encore plus malade sous antibio quand sans. Et comble du comble, elle m’indique qu’il n’y a aucun rapport entre la candidose et les cystites puis coup de grâce : me prescrit un sachet d’antibiotique pour ma prochaine cystite et précise, à la 6ème cystite vous rentrerez dans un protocole où vous aurez 2 possibilités : 1 antibiotique par jour pendant 1 an ou un sachet par semaine pendant un an. Je lui dis que je ne suis pas d’accord mais elle précise que je n’aurais pas le choix. Je précise que mon estomac, mon foie et mes intestins n’allaient vraiment pas suivre, elle me prescrit donc de la levure revivifiable.

Elle me demande si je prends une contraception, j’ai fait enlever mon implant il y a 10 mois, et là YOUPI, elle pense avoir trouver la cause des mes cystites : je n’ai pas de contraception !!!! Euh finalement je me demande si le coup fatal n’était pas à ce moment là… Elle me dit « vous avez donc un désir de grossesse ? » – j’ai cru que mon homme allait tomber de sa chaise… En tant que féministe confirmée, je ne pouvais pas entendre cela d’une femme d’à peine 30 ans. Enfin… ma résolution 2020 : ne jamais rétorquer (tant que possible) sous l’énervement ou la colère. Je me suis tue, j’ai pris mon ordonnance et je suis partie avec un sourire faux-cul.

Nous voilà donc partis à la pharmacie… un sketch ! J’indique donc  à la pharmacienne que le sachet (pour la prochaine cystite) je n’en voulais pas. J’ai donc droit à toutes les préconisations d’usages, jusque là tout va bien elle fait son boulot. Je demande des bandes de pH (sur les conseils de mon amie _vous savez celle du Jour 1_) pour mesurer l’acidité de mes urines (cette analyse ne fait pas partie des ECBU). Bon elle n’en a pas, je commande, mais elle me propose un rouleau de 5 mètres, j’en souris et je poursuis en demandant si elle je pouvais avoir de l’acide caprylique. Elle me fait répéter 2 fois et ne connait pas cette « bête ». Elle me rétorque « mais je ne vends pas de produits chimiques Madame » !!! Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer. Elle venait de me vendre un poison et n’était pas capable de me fournir quelque-chose de tout à fait naturel que l’on retrouve dans le lait maternel par exemple… Je lui dis de ne pas s’embêter, j’irais voir dans une herboristerie… Elle m’indique que je ne trouverais pas ce genre de produit… Je ne sais pas à quoi elle pensait, j’avais effectivement une petite tête et mon homme peut sembler être un bad boy, elle a dû croire que nous confectionnions de la drogue dans un camping car… 

 

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